Salaire réserviste gendarmerie
Combien gagne un réserviste de la gendarmerie par jour, comment la solde se cumule avec un salaire ou un revenu d'entreprise et ce qui est prélevé.

Réponse courte : un réserviste de la gendarmerie n’est pas rémunéré au mois, mais à la journée d’activité. Sa solde journalière découle du grade et de l’échelon, avec des ordres de grandeur nets qui vont d’environ 55 euros pour un gendarme à plus de 150 euros pour un officier.
- Le versement intervient après chaque période d’activité, selon le calendrier de traitement de l’unité.
- La solde se cumule avec un salaire ou un revenu d’entreprise, à condition d’informer son employeur quand les jours tombent sur du temps de travail.
- Les frais de déplacement et de restauration engagés pendant une mission sont remboursés selon les règles applicables, pas sur une base forfaitaire systématique.
- La somme reste imposable et supporte les cotisations habituelles.
Une solde calculée à la journée, pas un salaire mensuel
Un réserviste de la gendarmerie signe un engagement à servir dans la réserve opérationnelle. Ce document encadre une disponibilité, pas un poste permanent : il n’existe donc aucune rémunération versée douze fois par an. Chaque période effectuée génère un nombre de journées d’activité, et c’est ce décompte qui détermine le montant porté sur le bulletin de solde.
Le taux appliqué reprend la solde mensuelle attachée au grade et à l’échelon, ramenée à un trentième. Concrètement, un ancien militaire qui a gravi les échelons dans l’active avant de basculer dans la réserve part d’une base plus élevée qu’un candidat qui découvre l’institution sur le tard. La fonction tenue pendant la mission compte également, certaines responsabilités ouvrant droit à des indemnités complémentaires.
Reste la variable la plus déterminante : le volume de jours. Un contrat courant prévoit cinq à trente journées par an, avec des périodes plus longues sur les renforts saisonniers ou les missions spécifiques. Le revenu annuel dépend donc bien davantage du nombre de journées réellement effectuées que du taux journalier affiché sur le contrat.
Les ordres de grandeur selon le niveau de grade
Les montants qui suivent servent à situer le sujet. Ils évoluent avec les revalorisations de la solde et diffèrent selon l’échelon, l’ancienneté et la nature des missions confiées.
| Profil | Solde brute journalière indicative | Net approximatif |
|---|---|---|
| Gendarme | 60 à 80 euros | 55 à 70 euros |
| Brigadier ou brigadier-chef | 80 à 100 euros | 70 à 88 euros |
| Adjudant ou adjudant-chef | 100 à 120 euros | 88 à 105 euros |
| Major, lieutenant ou capitaine | 125 à 190 euros | 110 à 165 euros |
Un réserviste qui enchaîne vingt journées dans l’année sur une base de 90 euros brut perçoit de l’ordre de 1 800 euros brut annuels, soit environ 1 500 euros après cotisations. Cette somme complète un budget, elle ne remplace jamais un revenu principal.
Ce qui s’ajoute au versement et ce qui est retiré
Au-delà du taux journalier, deux blocs expliquent l’écart entre le montant annoncé lors du recrutement et la somme qui arrive réellement sur le compte.
- Le remboursement des trajets effectués pour rejoindre l’unité, sur justificatifs et dans les limites prévues par la réglementation.
- La prise en charge de l’hébergement et des repas pendant les périodes d’activité, lorsqu’elle est organisée par l’unité d’accueil.
- Des indemnités liées à certaines missions ou à des sujétions particulières, dont le montant dépend du contexte d’emploi.
De l’autre côté, la solde supporte la CSG, la CRDS et les cotisations prévues pour les militaires. Elle est aussi imposable à l’impôt sur le revenu et intégrée au calcul du taux de prélèvement à la source du foyer. Un réserviste dont l’activité principale est déjà bien rémunérée peut donc voir son taux bouger l’année suivante, ce qui surprend souvent au moment du premier versement.
Cumuler la réserve avec un emploi ou une activité indépendante
Le cumul de la solde avec un salaire, une pension ou un revenu d’entreprise est prévu par le dispositif. Il ne se heurte pas à un plafond de montant, mais à une contrainte de temps et, pour les salariés, à une contrainte d’organisation dans l’entreprise qui les emploie.
Un salarié du privé doit prévenir son employeur des jours d’absence liés à la réserve. Selon les cas et la réglementation applicable à son statut, une autorisation peut être exigée. Le plus simple reste d’anticiper : prévenir tôt, caler les dates hors des pics d’activité, proposer une solution de remplacement. Un accord obtenu en amont évite bien des tensions au moment du départ.
Pour un travailleur indépendant ou un dirigeant, la question se pose autrement. Personne ne décide à sa place, mais personne ne compense non plus. Un jour passé en réserve est un jour sans production, sans facturation et parfois sans réponse aux clients. La solde couvre ce manque à gagner de façon partielle, souvent très partielle quand l’activité est saisonnière.
Anticiper les absences quand on dirige une petite structure
Une entreprise de quelques personnes ne s’arrête pas parce qu’une journée est bloquée. Elle s’organise. Trois semaines avant la période d’activité, quelques gestes changent tout : prévenir les clients récurrents, décaler les échéances qui ne peuvent pas attendre, préparer les devis à envoyer, désigner une personne capable de répondre au téléphone et de prendre un message.
La difficulté est ailleurs. Beaucoup de dirigeantes hésitent à s’absenter parce qu’elles portent seules la relation client, la production et la gestion administrative. Le sujet n’est pas seulement d’organiser trois jours, mais de structurer durablement l’activité pour qu’elle tienne sans une présence permanente. C’est un travail de fond qui touche au positionnement, à l’offre, aux tarifs et à la manière de déléguer.
Sur ce terrain, se faire accompagner change la donne : choisir de suivre une formation sur accelererlentrepreneuriatdesfemmes permet de poser un cadre clair sur son modèle économique, ses priorités et son calendrier, ce qui rend ensuite l’engagement plus simple à tenir sans fragiliser l’entreprise.
Déclaration, bulletins de solde et justificatifs à conserver
Les sommes perçues au titre de la réserve relèvent des revenus d’activité. Elles figurent sur un bulletin de solde, à conserver au même titre qu’une fiche de paie. L’organisme gestionnaire transmet également une attestation fiscale qui permet de remplir la déclaration de revenus et de vérifier que le montant prérempli correspond bien aux journées effectuées.
Un réflexe utile consiste à tenir un tableau simple sur l’année : dates, unité, nombre de jours, montant brut, montant net. Une ligne par période suffit. En cas d’écart avec l’attestation, ce suivi permet de reconstituer le détail sans perdre de temps, et il aide aussi à mesurer ce que l’engagement rapporte réellement sur douze mois, une fois les frais retirés.
La solde d’un réserviste est-elle versée chaque mois ?
Non. Le versement suit les périodes d’activité et non un calendrier mensuel fixe. Le règlement intervient généralement dans les semaines qui suivent la fin de la période, après validation du décompte de journées par l’unité.
La rémunération de la réserve est-elle imposable ?
Oui. Elle est traitée comme un revenu d’activité et entre dans le revenu imposable du foyer. Elle peut par conséquent modifier le taux de prélèvement à la source appliqué aux autres revenus l’année suivante.
Faut-il l’accord de son employeur pour partir en réserve ?
L’employeur doit être informé des jours concernés lorsqu’ils tombent sur du temps de travail, et une autorisation peut être requise selon le statut du salarié et les textes qui lui sont applicables. Le contrat de travail et la convention collective restent la référence à consulter avant de fixer les dates.
Le cumul avec une activité indépendante est-il limité en montant ?
Le cumul n’est pas plafonné par le montant de la solde. La vraie limite est le temps disponible : chaque journée passée en réserve est une journée non facturée, ce qui pèse davantage qu’un plafond théorique.
Combien de jours peut-on effectuer dans l’année ?
Un engagement courant porte sur cinq à trente journées annuelles. Des périodes plus longues existent sur des renforts saisonniers ou des missions spécifiques, avec l’accord de l’unité et selon les besoins opérationnels.